GDID - Dirlo - Directrices et Directeurs Ecole
Locations estivales, Corse du Sud, Porto-Vecchio

mars 03 2017

Présentation des 16 engagements pour les directeurs d'école : discours de la Ministre

Par salinator Politique

Madame la Directrice Générale de l’Enseignement Scolaire,
Monsieur le Secrétaire Général,
Mesdames et messieurs les membres des organisations représentatives des personnels et groupement de défense des idées des directeurs d’école,
Mesdames et messieurs,

1. Au moment de commencer ce discours, je veux, au travers des organisations représentatives des personnels et du groupement de défense des idées des directeurs d’école, remercier les directrices et les directeurs d’école.


Les remercier pour tout ce qu’ils accomplissent au quotidien, pour leur engagement.
Diriger une Ecole, c’est être là bien avant l’ouverture des portes, et quitter l’école après sa fermeture.
Diriger une Ecole, c’est jouer un rôle essentiel, au sein de la communauté éducative, envers les professeurs comme envers les familles.
C’est assurer le bon fonctionnement de cette institution à laquelle les Françaises et les Français sont si profondément attachés, à cette Ecole qui voit passer, sur ses bancs, toute une génération, et qui en son sein, accueille tous les enfants, et en fait des élèves.


Oui, je veux saluer ce qu’ils accomplissent, je veux saluer leur professionnalisme et leur investissement.
Dans le contexte actuel, avec, en particulier, la nécessité de développer, au cœur de l’Ecole, une culture de la sécurité et de la vigilance, ils sont, toutes et tous, à la hauteur des enjeux, et je leur en suis profondément reconnaissante.

2.
Dans une Refondation de l’Ecole où la priorité a été donnée au premier degré, où de nombreux dispositifs et de nombreuses innovations ont été instaurés dans nos salles de classe, ils ont été des acteurs essentiels de leur réussite.

Je pense, naturellement, au dispositif plus de maîtres que de classes, à la réussite duquel les directrices et les directeurs ont grandement contribué.
Je veux d’ailleurs souligner que leur rôle, leur place dans le pilotage de ce dispositif, a été pleinement reconnu dans les deux rapports du comité national de suivi de la Refondation de l’Ecole.
Animateurs pédagogiques de l’équipe enseignante, ils sont les pilotes de proximité qui favorisent la coordination, la régulation et l’évaluation du dispositif, avec le soutien et la participation de l’équipe de l’IEN et de l’équipe de circonscription.
Leur rôle est aussi important pour que le « plus de maître que de classe » soit pleinement inscrit dans le projet de l’école, et bien connu de toutes et de tous.
Une seconde évolution dans laquelle ils jouent un rôle déterminant, avec les principaux de collège, c’est évidemment l’instauration d’un cycle 3 qui rassemble en son sein les deux dernières années de l’école primaire, et la première année du collège.
C’est une innovation importante et nécessaire : trop souvent le passage au collège était marqué par une rupture. Nous avons voulu au contraire rétablir une continuité entre l’école et le collège.
Mais cette continuité, il ne suffit pas de l’inscrire dans les textes pour qu’elle se traduise concrètement sur le terrain.
Le chantier est essentiellement pédagogique : c’est celui de la mise en œuvre des progressions à l’intérieur de ces programmes qui sont désormais curriculaires ; c’est celui de l’évaluation des élèves et de leur degré de maitrise des domaines du socle à la fin du cycle 3.
Ce sont des chantiers passionnants et exigeants pour les directrices et les directeurs d’école.
Ce rôle essentiel, ils l’assurent également dans la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires.
Celle-ci nécessite une réflexion collective sur les emplois du temps, à la fois dans le cadre de la mise en place d’une cinquième matinée de classe, et pour assurer l’articulation entre le temps scolaire et le temps périscolaire.
Et bien sûr, à partir du moment où nous avons relancé l’accueil et la scolarisation des moins de trois ans, nous nous sommes appuyés sur les directrices et les directeurs d’école pour échanger et dialoguer avec les familles, pour les rassurer et les conforter dans ce choix de la scolarisation précoce.
Enfin, plus globalement, c’est la qualité de la relation avec les familles, avec les parents, qu’ils ont contribué à améliorer.
C’est, un enjeu important, et une part essentielle de leur métier. Car de la qualité de la relation avec les familles, dépend la confiance de nos concitoyennes et de nos concitoyens dans le service public, mais aussi la qualité des apprentissages des élèves les plus fragiles.
Je tiens donc à saluer l’importance des missions des directrices et des directeurs d’école et l’ampleur de la tâche qu’ils accomplissent.

3. Alors, cette reconnaissance, il est important de l’affirmer, et je suis heureuse d’avoir l’occasion de le faire. Mais il est tout aussi important qu’elle se traduise, institutionnellement, politiquement, dans les faits, dans les actes.

C’est le sens de la réunion d’aujourd’hui que de rappeler justement qu’à l’engagement au quotidien des directrices et des directeurs, a répondu l’engagement de ce ministère, à leurs côtés, pour les accompagner et les soutenir.
La logique de notre action a été de partir de la singularité de la fonction, et de répondre aux difficultés qu’ils peuvent rencontrer pour l’exercer pleinement.
Surtout, à partir du moment où nous avons décidé, dès 2012, de faire l’école primaire une priorité, il était absolument essentiel de repenser les conditions d’exercice du métier de directeur d’école, et de les améliorer.
A la priorité au primaire, a donc correspondu une priorité donnée à leur situation.
Ce n’est donc pas un hasard si le premier groupe de travail ouvert dans le cadre des chantiers métiers a été dédié au métier de directeur d’école, avec, en particulier, deux avancées majeures : l’amélioration du régime de décharge d’enseignement et l’amélioration du régime indemnitaire.
Ils assument en effet souvent une charge d’enseignement, et nous savons très bien, contrairement aux discours véhiculés par certains, que l’enseignement est un travail qui ne se résume pas au temps passé devant les élèves. Il suppose aussi tout un travail de préparation, de réflexion, de pédagogie, qui ne s’improvise pas, et qui nécessite du temps.
Or, parallèlement, les fonctions de direction prennent, dans le cadre de la Refondation, une importance grandissante.
Voici pourquoi nous avons progressivement amélioré ce régime de décharge, pour leur donner davantage de temps pour la direction des écoles.
Nous l’avons fait avec deux priorités : envers celles et ceux pour qui ces décharges étaient jusqu’à présent absentes, les directrices et les directeurs des écoles comportant moins de 4 classes, et celles et ceux pour qui il n’y avait qu’un quart de décharge.
Aujourd’hui, pour les directeurs des écoles de 2 à 3 classes, la décharge dite de rentrée scolaire a été augmentée à 10 journées par an, soit une journée par mois.
Aujourd’hui, pour les directeurs d’école de 8 et 9 classes : un tiers de décharge d’enseignement (soit un jour et demi) par semaine a été créé et mis en place.
Enfin, les directeurs d’école de 5 classes  et plus sont totalement déchargés du service consacré aux activités pédagogiques complémentaires (APC).
La reconnaissance financière est aussi une chose importante. 
En effet, un service public nécessite un engagement réel de l’Etat envers les femmes et les hommes qui le font vivre au quotidien. S’engager pour les directeurs d’école, c’est améliorer le régime indemnitaire.
Concrètement, cela a signifié, durant ce quinquennat, une augmentation de100 € pour les directeurs d’école comptant 5 à 9 classes ; de 200 € pour les directeurs d’école comptant 1 à 3 classes ; et  de 400 € pour les directeurs d’école comptant 4 classes.
Nous avons aussi tenu à améliorer leurs perspectives de carrière avec un accès plus rapide à la hors classe, et ils sont éligibles à la nouvelle classe exceptionnelle mise en place dans le cadre du PPCR.

4. Depuis 2014, le métier de directeur d’école a connu d’autres avancées : la reconnaissance des missions, l’amélioration de la formation, l’amélioration des conditions d’exercice du métier.

C’est la publication, le 11 décembre 2014, du référentiel métier, qui définit les responsabilités, et met en regard, pour chaque champ de responsabilité, les activités propres à la fonction, les connaissances spécifiques requises et les compétences à développer par la formation, qui intervient à la fois en amont de la prise de fonction, au début de celle-ci, et à la fin de la première année d’exercice.
Nous avons aussi tenu à améliorer les conditions dans lesquelles ils exercent, avec le développement de l’aide administrative aux directeurs d’école, à laquelle contribuent actuellement 13 200 contrats aidés.
Ces conditions, nous continuons de travailler à leur amélioration. Plusieurs chantiers sont actuellement en cours : je pense à celui engagé par le gouvernement et Annick Girardin sur la clarification des missions des ATSEM, qui concerne aussi les directrices et les directeurs.
Et puis, il y a la simplification des tâches.
Nous sommes bien conscients du poids des nombreuses tâches administratives, notamment la multiplication des enquêtes, qui viennent alourdir le travail des directeurs d’école, et peut les détourner de leur mission première d’animation pédagogique et d’organisation de l’école.
Notre objectif est d’alléger ces tâches, soit en les simplifiant, soit en les supprimant.
Le chantier sur ce sujet est ouvert depuis 3 ans. Il a fait l’objet d’une circulaire en octobre 2014. Et il aboutit aujourd’hui avec ce que nous vous présentons :
Ces  « 16 engagements pour l’amélioration de l’exercice du métier de directeur d’école ».
Ils vont vous être présentés en détail par Florence ROBINE, directrice générale de l’enseignement scolaire, et Frédéric GUIN, secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. 
Ce document a été élaboré en collaboration avec le secrétariat général, la DGESCO, la DGRH et la DEPP,  puis soumis aux membres du Comité de suivi des protocoles académiques présidé par le Secrétaire général du ministère.
Il a aussi fait l’objet d’une concertation avec les différentes organisations syndicales représentatives des directeurs d’école et des IEN, ainsi qu’avec l’association GDID (groupement de défense des idées des directeurs).
Ce document est donc le fruit d’une démarche collective, et d’un engagement commun. Ces engagements seront désormais le vade mecum de chaque académie pour procéder aux simplifications des tâches des directeurs d’école.
Je me réjouis de voir ce chantier immense aboutir car c’est aussi une façon pour moi de dire et reconnaître l’importance des services publics et de ceux qui y travaillent. C’est la marque d’un Etat qui s’engage pleinement à leurs côtés pour les aider au quotidien.
C’est, je crois, dans le contexte qui est le nôtre, quelque chose qui vaut la peine d’être rappelé, d’être inscrit dans un document comme celui-ci, pour que notre engagement puisse se prolonger dans le temps, s’inscrire dans la durée.
Parce que ma conviction, et je sais que nous la partageons, c’est que l’Ecole, en France, est une chance immense, et qu’il nous appartient de continuer à l’offrir à toutes et tous, et pour cela, nous avons besoin des directrices et des directeurs d’école.
Je vous remercie.



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