janvier 30 2011
Et si l'on parlait un peu des psys ?
Et, plus précisément, des psychologues scolaires ? Psys scols que l'on n'imagine pas instits, ni l'ayant été un jour… Erreur totale : tous les psychologues scolaires de nos RASED sont des instits, ayant travaillé au moins 3 ans en classe.
Et, plus précisément, des psychologues scolaires ? Psys scols que l'on n'imagine pas instits, ni l'ayant été un jour Erreur totale : tous les psychologues scolaires de nos RASED sont des instits, ayant travaillé au moins 3 ans en classe.
- Instits titulaires, par ailleurs, d'une licence de psycho
- Une simple candidature, une année de stage, les voici donc Psys Scols !
Psys scols que l'on persiste pourtant, même les sachant instits comme nous, à considérer de manière différente, tant leur travail est éloigné du nôtre. Sentiment qu'ils partagent puisque, depuis de nombreuses années, ils demandent à voir leur métier reconnu par un statut particulier définissant un corps de psychologues des écoles.
Efforts qui commencent à être payants.
Ainsi un très gros et important syndicat disaient en 2007 «Que l'on soit adjoint, directeur, conseiller pédagogique, psychologue scolaire... bien qu'exerçant des fonctions différentes et dans des domaines différents, on appartient toujours à un corps d'enseignants du 1er degré, celui des professeurs des écoles».
Le même très important et gros syndicat demande maintenant la création «d'un corps de psychologues des écoles».
Position logique, et que le GDID partage : à travail différent, à métier différent, à responsabilités et missions différentes, corps et statuts différents. Quoi de plus normal ?
Ce même très important et important syndicat demande d'ailleurs des statuts à la volée : un statut pour les psys, un autre pour les conseillers péda, un statut pour les EVS, un autre pour les AVS.
Plein de statut pour tout un chacun, sauf
pour les dirlos
Logique particulière qui voudrait que ce qui est bon pour tous serait exécrable pour nous, logique aberrante qui fait du statut la protection première des enseignants, mais nous refuse cette protection, logique amusante qui consiste à réclamer pour presque tous ce que l'on refuse obstinément à certains
Logique torve qui va jusqu'à maltraiter le langage en des néologismes pourraves : ces gens-là n'osent pas employer le mot « directeurs » d'école, mais préfèrent parler des « enseignants chargés de la direction ».
Logique que combattra toujours le GDID, et ce, aux côtés d'autres syndicats tels le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SCENRAC-CFTC Education Nationale, Avenir-Ecole
qui, eux, prennent en compte cette dimension nouvelle : être dirlo, c'est un métier, et ce métier doit être désormais reconnu, protégé, payé
Ce qui appelle un statut
Pour le GDiD
Thierry Fabre


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