janvier 20 2011
ECLAIR : pour des dirlos chocolat !
Au siècle dernier, lorsqu’une école était dans un quartier duraille, on appelait ça les «écoles en DSU.» Mais ça ne collait pas aux ZUP ! On a donc inventé les ZEP… Les quartiers ne changeant pas pour autant, la réussite scolaire y restait plutôt rare. On a donc créé les RAR…
Le secondaire, et ses collèges en restaient cependant le maillon faible, c’est clair.
On a donc mis en place le dispositif CLAIR…
Voici désormais le tout nouveau dispositif ECLAIR, qui reconduit le précédent, avec un simple « E » en plus, un « E » qui signifie « Ecoles »
En effet, les quelques 1700 écoles actuellement en RAR basculeront en ECLAIR, avec de menus changements à prévoir :
- la mise en place d’un « contrat éducatif » pour ces écoles, contrat qui déclinera les tableaux de bord, indicateurs, évaluations, toute cette jolie culture du chiffre qui viendra remplacer notre culture de l’école
- des efforts de notre ministère en termes pédagogiques, taux d’encadrement, aide personnalisée. On est prié de ne pas ricaner…
- un renforcement du rôle des équipes de circonscription, qui limitera plus encore la très faible autonomie de nos écoles
- un statut dérogatoire qui permettra, dans un premier temps, le recrutement des professeurs du secondaire par les chefs d’établissements, pour en arriver sans doute, par la suite, à laisser les IEN recruter les instits et les dirlos des écoles en ECLAIR…
Information à mettre en parallèle avec les slogans maintes fois rabâchés de quelques militants professionnels :
« Il ne faut pas de statut juridique de l’école primaire ! »
« Un statut des dirlos, c’est dangereux ! »
Faute d’existence réelle de l’Ecole Publique, elle risque d’être phagocytée par les collèges. Faute de statut des dirlos, ce sera, sur notre dos, la valse des IEN et des conseillers pédagogiques
L’Ecole Publique est une vieille dame fragile, elle peut disparaître... en un ECLAIR.
Thierry Fabre


Exporter ce billet en PDF
Imprimer ce billet
Recommander ce billet à un ami



Commentaires
Aucun commentaire