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2 billets émis le mercredi 14 septembre 2011

septembre 14 2011

Directeurs en Lutte : directeur d’école : fonction ou métier ? Le SNUipp s’interroge encore…

Par salinator Syndicats

Le SNUipp prendrait-il peu à peu conscience qu’il lui faut s’intéresser davantage aux directrices et directeurs d’école ? Ou n’est-ce que la proximité des élections professionnelles qui l’incite à ratisser large ? Toujours est-il que le supplément au n° 357 de « Fenêtre sur cours » du 12 septembre 2011 est entièrement consacré au dossier brûlant intitulé « Direction et fonctionnement de l’école ».

L’on y retrouve des formules choc telles que :
« Halte à la surcharge ! »
«STOP ! La coupe est pleine »
« Je réponds quand j’ai le temps »
« Il faut aider les directeurs »
« Dans l’action pour changer la donne »
« Tout repose sur la direction d’école »

…Etc. Bref, le SNUipp semble dire aux directeurs d’école « Je vous ai compris ! »

Il faut d’ailleurs reconnaître que le terme « directeur » n’est plus un mot tabou dans la presse du syndicat majoritaire. Lorsque le SNUipp exige la création d’emplois d’aide administrative « pérennes de la fonction publique, avec une réelle carrière, une grille indiciaire, des droits et une réelle formation », il évoque naturellement les EVS. L’on s’attend tout naturellement qu’il pose les mêmes revendications s’agissant des directeurs d’école : « réelle carrière, grille indiciaire, droits et réelle formation »… Que nenni !
Certes, le SNUipp déclare que « le ministère doit, sans plus attendre, ouvrir de véritables négociations sur l’avenir de la direction et du fonctionnement des écoles : missions redéfinies, formation adaptée, temps de décharge revu… »

Hélas ! Le terme « statut » ne figure pas dans cet édito… Alors, peut-être, aura-t-on la chance de le trouver dans la partie du dossier intitulée « Fonction ? Métier ? Une formation ! »…

« Direction d’école : un enseignant avec une responsabilité et des compétences multiples. Une fonction qui a fortement évolué… en un métier ?

Dans les textes qui régissent l’école, la direction d’école est une fonction particulière qu’assure un enseignant du primaire. Ses missions sont définies dans un décret de 1989 (décret 89-122 du 24/02/89).

Admission des élèves, répartition dans les classes, travail des personnels communaux en service à l’école, animation de l’équipe pédagogique, intégration des élèves en situation de handicap… autant de responsabilités qui, avec le temps, se sont multipliées et complexifiées. A cela s’ajoute Base-élèves, accompagnement éducatif… Ces quelques exemples récents, pour certains contestés, montrent que les directrices et directeurs ont dû faire face à de nouvelles exigences. Toutes ces tâches font-elles que dorénavant la direction d’école est devenue un « métier », vocable qui jusqu’ici ne s’est pas imposé ? 

Frédéric Saujat a étudié avec son équipe l’activité des directeurs. Il écrivait dans « Fenêtre sur cours » en 2007 : « Si je reprends la définition que j’utilise dans mes travaux, le terme « métier » relève à la fois du sentiment d’appartenir à une histoire commune, à une culture commune, ce qui conduit à la construction de compétences partagées. Il y a quelque chose de cet ordre-là dans ce qui caractérise l’activité du directeur » mais il soulignait, par ailleurs, qu’il y a une résistance à parler de  « métier » dans la volonté de garder la continuité avec l’activité de l’enseignant. Pour le SNUipp, il est important que le directeur continue à mener une action pédagogique dans son école pour la cohésion de l’équipe. 

Des compétences particulières
Que l’on parle de métier ou non, les compétences demandées aux directrices et directeurs sont-elles les mêmes que celles de l’enseignant dans sa classe ? Non, pourrait-on dire au jugé car la multiplicité des tâches aborde des domaines très différents. Les sollicitations viennent à la fois de prescriptions descendantes (la hiérarchie, l’institution, avec tous les relais que l’on peut imaginer jusqu’à l’IEN de circonscription) mais aussi des prescriptions ascendantes qui viennent soit des usagers de l’école (les parents, les élèves), soit des collègues, soit des problèmes survenus dans l’école. Frédéric Saujat résume : « les compétences que le directeur doit mettre en œuvre sont de plusieurs ordres : des compétences organisationnelles, des compétences d’animation de l’équipe pédagogique, des compétences de contrôle. » 

Une formation à inventer
Aujourd’hui, les compétences utiles au directeur ne sont pas définies du fait même qu’elles ne font l’objet d’aucune formation. Le stage proposé par l’institution ressemble plus à une information sur le travail prescrit, les missions du directeur, le fonctionnement de l’école, qu’à une formation à partir de l’activité réelle que le travail de direction requiert.
Comment animer une réunion ? Comment élaborer un projet d’école ? Les directeurs sont obligés de se débrouiller avec ce qu’ils savent faire en puisant dans leur expérience d’enseignants mais ils n’ont pas d’outils professionnels mis à leur dispostion pour mener à bien ces tâches-là. 
C’est pourquoi le SNUipp demande une formation spécifique et reconnue des directrices et directeurs, autre mesure indispensable pour que leur travail, leur engagement, soient reconnus. » 


S’il est manifeste que le SNUipp progresse dans sa reconnaissance du rôle du directeur d’école, il a encore quelques difficultés avec la reconnaissance du métier de directeur d’école.

Dès le sous-titre de l’article « Une fonction qui a fortement évolué… en un métier ? », l’on peut s’interroger sur la forme de la phrase. Pourquoi la ponctuer d’un point d’interrogation alors que la question ne se pose plus depuis tant d’années ? Quand tous les observateurs avertis parlent de métier pour qualifier le travail du directeur d’école, le SNUipp se pose encore la question !

Il convient également de notifier au SNUipp qu’il met la charrue avant les bœufs lorsqu’il écrit « Aujourd’hui, les compétences utiles au directeur ne sont pas définies du fait même qu’elles ne font l’objet d’aucune formation. »

Osons lui dire que si les compétences utiles ne sont pas définies, c’est parce que la fonction n’est pas reconnue comme un véritable métier et qu’il n’y a donc pas lieu de lui offrir une formation spécifique. Il faut d’abord reconnaître le métier par un véritable statut professionnel. Les compétences requises et les missions seront alors clairement définies et une formation adéquate s’imposera d’elle-même…

Enfin, il est à noter que, dans un dossier de 6 pages consacré à la fonction ou au métier de directeur d’école, le SNUipp a réussi la performance de ne pas utiliser une seule fois le mot « statut » !

Une performance qui relève de l’exploit si l’on pense que l’une des colonnes de ce supplément relate l’enquête réalisée en mai 2011 par le SNUipp pour s’enquérir auprès des principaux intéressés de leurs conditions de travail…

Si évolution il y a, et elle est indéniable, force est de constater qu’elle est bien lente…
Ce nouveau supplément de 6 pages consacré à « la direction et au fonctionnement de l’école » suffira-t-il à convaincre les directrices et directeurs à accorder leur confiance au SNUipp ? Le doute est permis…

Retrouvez les nombreux commentaires dont certains ne manquent pas de sel ici !



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septembre 14 2011

Union Ecole Républicaine - action direction d'école : coup de semonce

Par salinator Syndicats

Le SNE-CSEN, le SNEP-FAEN et le SCENRAC-CFTC sous l’égide de l’Union pour l'Ecole Républicaine disent NON !

La suppression en catimini des aides administratives aux directeurs est un énième camouflet que reçoit le métier de directeur d’école, sinistré par des années de mépris. Sans doute fort de la conviction que la profession ne saura pas se défendre après l’abandon de la grève administrative orchestrée par un syndicat majoritaire, l’Administration rogne le peu de moyen à l’heure d’une crise sans précédent du métier de directeur.

Le SNE-CSEN, le SNEP-FAEN et le SCENRAC-CFTC sous l’égide de l’Union pour l'Ecole Républicaine disent NON !

Nous appelons les collègues directeurs à lancer un coup de semonce à la hiérarchie en appliquant strictement le décret sur les heures d’aide personnalisée. Il y est clairement exprimé dans le décret que si les directeurs doivent organiser cette aide ils ne sont pas tenus d’en assurer des séquences.

L’Union pour l'Ecole Républicaine engage donc les directeurs à réserver les heures libérées après l’organisation de l’aide personnalisée à leur formation et leur travail administratif.

En aucun cas nous ne devons laisser penser que nous sommes résignés à avaler toutes les couleuvres pendant cette rentrée aux couleurs du chaos.



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